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La désertification

 

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La désertification en chiffres

Ses causes

La Convention sur la Lutte Contre la Désertification (CCD)

Les causes

D'un point de vue climatique :

L'explication est simple : lorsque les températures sont élevées pendant plusieurs mois, elles provoquent des sécheresses qui empêchent le bon développement de la végétation.

Il n'y a pas de climats désertiques mais une dégradation désertique des climats par l'aridité. Les climats dits désertiques ont le même régime saisonnier de précipitations que les climats voisins. Mais l'aridité résulte de l'interférence de nombreux facteurs qui sont :

  • La faiblesse, voire l'inexistence, des précipitations : de 0,5 mm à 250 ou 300 mm par an, selon le cas.
  • La forte chaleur : de 30 à 40°C, le jour, au moins en été.
  • La fréquence du vent : en général en milieu de journée.

De tout cela résulte une très forte évaporation : potentiellement, plusieurs mètres d'eau par an. On exprime en général cette aridité par l'indice xérothermique de Gaussen qui, combinant les facteurs ci-dessus énumérés, exprime le nombre de jours biologiquement secs dans une année :

indice 0 : pas de jour sec

indice 365 : tous les jours sont secs.

Indice inférieur à 100
Le climat est humide ou subhumide : des réserves d'eau se trouvent dans le sol
De 101 à 290
Le climat est semi-aride, les réserves d'eau sont temporaires dans le sol
De 291 à 350
Le climat est aride, les réserves d'eau sont épisodiques
De 351 à 365
Le climat est hyperaride, il n'y a pas de réserves d'eau

 

 

 

 

D'un point de vue humain :

« Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent », Chateaubriand (1768/1848) avait déjà mis l'accent sur les conséquences du passage humain sur les paysages et notamment sur la potentialité des végétaux à se régénérer. L'homme se trouve au coeur du problème en tant que principal facteur responsable.

La dégradation des terres peut se faire ressentir après une mauvaise gestion, ou une utilisation non rationnelle des terres : le surpâturage détruit le couvert végétal qui protège le sols des érosions, la surexploitation épuise les sols, le déboisement détruit les arbres qui maintiennent la terre sur le sol, les mauvaises pratiques d'irrigation entraînent une augmentation de la salinité et assèchent parfois les cours d'eau qui alimentent les grands lacs, les activités humaines favorisent l'augmentation de l'effet de serre provoquant ainsi le réchauffement de la planète

Notre mode de vie actuel est empli de contraintes auxquelles nous devons faire face. De ce fait, des causes indirectes s'imposent aussi comme facteurs responsables de la désertification. Parmi elles :

  • La pression démographique : La croissance démographique exerce des pressions certaines sur les ressources naturelles. Or le constat est qu'à l'heure actuelle nous sommes 6 milliards d'humains, contre seulement un peu plus de 1.5 milliards il y a 100 ans, et des perspectives qui vont en ce sens, l'ONU programme au milieu du siècle une population mondiale de 9 milliards. Cette évolution va engendrer directement une hausse en terme d'alimentation. Pour répondre à cette demande, il faudra accroître la productivité (par sur une hausse du rendement à l'hectare), ou la production (par un agrandissement de la superficie cultivée). De même que l'augmentation de la taille des familles entraîne le problème que chaque héritier possèdera une terre de plus en plus petite, et de ce fait l'exploitera avec les conséquences qu'il y a derrière.


  • La pression d'une répartition inéquitable des ressources : Nous vivons sur une planète où les ressources sont réparties de manière inéquitable. Mais le fossé s'est crée surtout vis-à-vis des comportements humains. De la place de la femme à celle de l'homme, des petits producteurs aux grandes exploitations' commerciales, des pasteurs aux exploitants de culture en plein champ les écarts sont grands et le fossé s'accroît en même temps que la désertification fait son chemin en ce sens. On est loin de pouvoir s'imaginer que ces groupes qui n'ont aucun accès à la terre et aucun contrôle puissent les exploiter de manière durable.


  • La pression de la propriété de la terre : L'évolution des régimes d'occupation des terres qui a accompagné l'indépendance de beaucoup de pays de l'Afrique occidentale, a entraîné l'existence simultanée de régimes d'occupation privés modernes et collectifs traditionnels. Cependant les réalités politiques d'aujourd'hui ont suffisamment affaibli le second fonctionnement pour transformer la tragédie des biens communs en phénomène courant. Il serait donc de l'intérêt du pasteur qui possède son bétail individuellement, mais sa terre en commun, de surexploitation.


  • La pression de la pauvreté : Voici l'effet vicieux de la pauvreté : par manque de capital les personnes déshéritées ont tendance à exploiter leurs ressources limitées pour répondre à un besoin d'urgence immédiate. A court terme, on touche à la stabilité des terres, tandis qu'à long terme on va compromettre la viabilité des ressources. Et dépendamment, on crée une autre forme de pauvreté.


Cependant d'autres facteurs interviennent également sur le problème de la Désertification, mais de manière minime. Parmi eux : le déplacement des réfugiés en périodes de conflits, l'utilisation des sols ou une protection de l'environnement inadaptée, des facteurs socio-économiques et politiques spécifiques.

 

 
   
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